Archives pour septembre 2007

Les blogs de l’enseignement supérieur

18 septembre, 2007

Rectif : La parution de mon article sur les blogs tenus au nom d’établissements d’enseignement supérieur, par des enseignants-chercheurs ou des chefs d’établissements, dans la Lettre de l’Etudiant (disponible sur commande en contactant l’Etudiant) a été repoussée. Je vous tiens au courant, mais ça devrait sortir très vite.
Merci à…

- Denis Lapert, directeur d’INT Management (et, selon mes informations, premier directeur d’établissement du sup blogueur)
- Olivier Ertzscheid, maître de conférence en sciences de l’information à l’université de Nantes
- Jean Véronis, professeur de linguistique et d’informatique à Aix-Marseille 1
- L’équipe du blog Management Education de l’ESSEC
… d’avoir répondu à mes questions.

J’ai constitué à l’occasion de cet article une liste d’une quarantaine de blogs d’enseignants-chercheurs, de chefs d’établissements, d’établissements (en leur nom), et de quelques blogs de doctorants. Je vous tiens au courant si elle devient disponible via le web (mais rien de sûr). Sinon quelques liens apparaissent déjà dans ma blogroll, que je devrais mettre à jour d’ailleurs…

N’hésitez pas à me faire connaître les blogs du supérieur que vous connaissez, afin que je puisse continuer à les référencer !

Merci…

Désolée si je ne vous réponds pas tout de suite, je lâche blog et mail pour une dizaine de jour car je pars à New York (où il fait, en passant, 35 °C. L’été : enfin !!!)

Palmarès : les universités françaises et allemandes “médiocres”

11 septembre, 2007

Pourquoi, dans le cadre des classements universitaires internationaux, la France et l’Allemagne obtiennent-ils des résultats “médiocres” comparés à ceux des Etats-Unis et d’autres pays européens ?

C’est la question que se sont posés cinq économistes (1) auteurs du dernier rapport de l’Institut Bruegel, publié aujourd’hui, qui ont rapporté le nombre des universités présentes dans les rankings à la densité de population pour chaque pays, la France se laissant alors largement distanciée (par les Etat-Unis, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni en premier lieu).

La réponse des experts est sonnante et trébuchante : la faute au faible niveau des investissements européens dans la recherche et dans l’enseignement supérieur (globalement, les Etats-Unis investissent trois fois plus que les pays européens dans l’enseignement supérieur). Les auteurs s’alarment également de la faiblesse des dépenses d’enseignement supérieur par étudiant : 8 700 euros dans l’UE-25, contre 36 500 euros aux Etats-Unis…

“L’argent compte !”, concluent les économistes (sans rire…)

(1) Caroline Hoxby et Philippe Aghion – professeurs à Harvard -, Mathias Dewatripont et André Sapir – de l’université libre de Bruxelles – et Andreu Mas-Colell – de l’université de Pompeu Fabra de Barcelone -.

L’IECS participe à l’employabilité des docteurs

10 septembre, 2007

On le sait, un docteur universitaire (bac+8) a quasiment deux fois plus de chances de se retrouver au chômage qu’un ingénieur (bac+5), trois ans après l’obtention de leur diplôme (Stat. Génération 2001, Céreq) En fait, 11 % sont dans ce cas.

Les partenariats se multiplient pour parfaire la formation des jeunes chercheurs se destinant au monde de l’entreprise et faciliter leur insertion professionnelle.

Un exemple ? La formation courte (D.I.U. « Ingénierie de projets innovants ») d’un an, proposée par l’école de commerce de Strasbourg IECS qui vient de placer “100 % de sa première promotion“, sortie le mois dernier, en entreprise.

12 scientifiques ont en effet suivi ce cursus, dés octobre 2006 (6 docteurs en chimie, 3 docteurs en physique et 3 docteurs en biotechnologies), lancé par IECS de Strasbourg en partenariat avec l’université Louis Pasteur et l’INSA de Strasbourg.

Docteur en chimie avec une spécialité chimie des métaux de transition et polymère, je souhaitais intégrer au plus vite le milieu industriel. Suite à de nombreux entretiens, j’ai noté qu’il me manquait toujours quelque chose, et cette “chose” n’était pas technique. Je n’arrivais pas à me vendre et je ne parlais pas le même langage que le RH. Nous n’avions pas la même vision d’une gestion de projet, tout le côté financier, retour sur investissements, risques … m’était inconnu. J’ai suivi cette formation pour assimiler toutes ces notions et surtout mieux comprendre les besoins des entreprises.“, témoigne Frédéric Pelascini, diplômé de la 1ère promotion du DIU Ingénierie de projets innovants, aujourd’hui chef de projet pour un Centre Régional d’innovation et de Transfert de Technologie (CRITT) en Alsace.

Quelques remarques sur la formation :

- un cursus réparti entre enseignements académiques (4 mois) et période en entreprise (6 à 8 mois) facturé 4500 euros (des aides étant disponibles). Il faut que le docteur soit prêt à poursuivre (encore…) des études et un stage… et à les payer…

- Objectif : former pour l’entreprise des cadres hautement qualifiés pour le transfert technologique et l’innovation en dotant les docteurs scientifiques et les ingénieurs des compétences managériales et des aptitudes complémentaires requises

- Les postes ouverts à l’issue d’un tel cursus sont les suivants : Chef de projet R&D, Chef de projet marketing, Chef de produit, Business-developper, Ingénieur grands comptes, Animateur d’une cellule valorisation, Consultant, Chargé d’affaires, etc.

Renseignements pratiques sur le site de l’IECS

Sogeti promet de recruter toute la promo de Polytech’Grenoble

6 septembre, 2007

C’est “une grande première” pour les deux parties. Un exemple des plus poussés de ce qui se fait en terme de relation école-entreprise… Le groupe Sogeti, membre du groupe Capgemini, promet de recruter, ni plus ni moins, l’ensemble de la promotion d’ingénieurs informatique de Polytech’Grenoble. Soit, potentiellement, 120 personnes. Si cette “expérience” fonctionne, l’entreprise envisage d’ors et déjà de l’étendre à l’ensemble du réseau des écoles Polytech…

Cet engagement est inscrit dans une convention signée le 6 septembre entre Polytech Grenoble et Sogeti (basée à Grenoble), qui comprend 7 autres volets de partenariats à vocation pédagogique et de recherche. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article du rédacteur web de RégionsJob (publié sur rhonesalpesjob.com), ou encore commander la Lettre de L’Etudiant n°874 (parution 10 sept.), hebdomadaire d’actualité de l’enseignement supérieur et de la recherche destiné aux professionnels (Groupe L’Etudiant), pour laquelle j’ai rédigé un papier.

Recruter sans entretien d’embauche ? Etonnant lorsque l’on sait que ce dernier doit aussi permettre d’examiner la personnalité d’un candidat… Certes, ce type de partenariat permet de “connecter” l’enseignement supérieur à la réalité du monde du travail (les jeunes pourront observer régulièrement le fonctionnement de l’entreprise et rencontrer ses salariés), mais jusqu’à quel point faut-il aller…

“Je décroche mon premier emploi”, chez Hachette

4 septembre, 2007

Je décroche mon premier emploi

Un peu d’auto-promotion aujourd’hui ;) )

Le guide “Petits pratiques”, que j’ai réalisé pour Hachette, paraît le 5 septembre.

Son titre ? “Je décroche mon premier emploi”

Son contenu ? Un résumé – avec conseils de professionnels et contacts (liens web et structures d’aide) – de ce qu’il faut savoir pour se lancer efficacement dans la recherche d’un premier emploi. J’y évoque, malheureusement très vite par manque de place, le phénomène du blog “emploi” (via le témoignage de Cédric Giorgi – aussi dans ma blogroll – qui a décroché un poste grâce à son blog).

Le prix ? 5, 50 euros, pour un format “guide pratique” de 64 pages.

Blogueurs “emploi” et stagiaires : témoignez !

3 septembre, 2007

 

- Le recruteur “2.0″ Christophe Blazquez propose aux blogueurs en recherche d’emploi de partager sur son blog leur expérience. Il les invite même à le contacter par mail ou sur Second Life, où il a ouvert un bureau virtuel début 2007.

 

- De son côté, le site internet stagescritics.com (20 000 visiteurs uniques par mois) devrait être relooké fin septembre, pour “un contenu plus lisible et un accès simplifié, et toujours gratuit, aux contributions des internautes”, annonce le site jobetic.net. Ces derniers peuvent notamment y noter les entreprises où ils ont réalisé leurs stages. On y apprend par exemple que l’Oréal obtient une note de 3.41… sur 5 (l’honneur est sauf) et a satisfait 50 votants sur 72…

Le principe du blog étant ce qu’il est, un contributeur préfère citer le site des “stagiaires en colère”, www.generation-precaire.org. Selon lui, ” la grande majorité des votes sont [ailleurs] effectués par les RH des entreprises concernées pour tenter d’attirer plus d’esclaves (oups…stagiaires).” Toute chose devant être mesurée, n’oublions pas que les stages représentent l’un des plus sûrs moyens de professionnalisation et d’insertion… Tous les patrons n’étant pas des esclavagistes en puissance…