Cinq grandes écoles françaises parmi les 10 meilleurs établissements d’enseignement supérieur du monde ? Les conclusions du nouveau ranking proposé par les Mines de Paris ne ressemblent en rien à celles du palmarès de l’université de Shangai. Alors que le second ne classe que 2 universités françaises (Paris 6 et Paris 11) dans son top 100, les Mines font apparaître Polytechnique à la 4e place, talonnée par HEC et suivie par Sciences Po, l’ENA et l’Ecole des Mines de la 8e à la 10e place. Des établissements français qui passent donc devant Oxford ou Yale…
- Voici les 15 premières écoles du classement : Harvard (EU), Université de Tokyo (Japon), Stanford (EU), Polytechnique (France), HEC (France), Université de Pennsylvanie (EU), MIT (EU), Sciences Po Paris (France), ENA (France), Ecole des Mines de Paris (France), Keio university (Japon), Oxford (GB), Yale (EU), Columbia (EU), Wyoming university (EU).
L’initiative des Mines représente la première réponse française aux palmarès internationaux publiés à l’étranger (par l’université de Shangai, le Times Higher Education…), fondés sur des critères qui seraient défavorables aux écoles et aux universités françaises (selon les intéressés). Celui de Shangai, par exemple, prend essentiellement en compte l’activité de recherche (nombres de publications et de prix nobels…), moins valorisante pour les grandes écoles et les universités non scientifiques ou de taille moyenne…
Pour élaborer son classement, l’école des Mines a donc choisi de prendre en compte les parcours professionnels des anciens élèves, en se basant sur la question suivante : “Quels sont les diplômés qui sont aujourd’hui PDG des 500 plus grandes firmes internationales ?”. Pour un ancien ainsi placé, un établissement gagne un point. Si le PDG est diplômé de deux établissements du supérieur, ces derniers gagnent chacun 0,5 point.
Certes, mais les divergences de points de vue des rankings commencent à lasser. Comme le fait remarquer le blog de l’Observatoire Boivigny : “Las ! Les journalistes et autres experts du monde de l’enseignement ont fait la moue devant ce classement, soupçonné de faire une trop belle place aux établissements français. On pourrait pourtant observer qu’ils ne s’étonnent guère quand un classement de MBA édité par un magazine américain fait figurer 15 universités américaines dans les 20 premiers. Ni quand le Times Higher Education (THES) réserve les premières places aux universités britanniques dans son classement mondial.“
Voir le palmarès complet de l’école des Mines de Paris, rendu public le 27 septembre.